Diagnostic

Liz
Diagnostiquée en 2015

Diagnostic de Liz

C’était étrange, j’ai consulté mon médecin parce que j’avais mal aux jambes, c’était en janvier 2015. J’avais ces douleurs depuis fin 2014. C’était comme si j’avais les jambes lourdes et les chevilles enflées. Un peu comme des œdèmes.

Au début, le médecin pensait que ça pouvait être un problème aux reins. On a fait plein de tests. Et là le bilan sanguin se révèle être un peu bizarre.

Il y avait une nette baisse des globules rouges.

Je revois mon médecin, je devais prendre l’avion pour aller fêter les 80 ans de mon père en Irlande, elle demande tout de suite une radio des poumons. Elle avait peur de l’embolie pulmonaire.

Je fais la radio et là, ils découvrent un nodule de 6 cm, elle me dit « c’est peut-être grave ».

Je pars quand même fêter l’anniversaire de mon père.

A mon retour, je passe un scanner, je retourne voir mon médecin traitant et elle me dit « c’est une tumeur ! ». J’avais les larmes aux yeux. J’ai eu peur.

Deux semaines après, je rencontre un chirurgien thoracique, et elle me confirme que c’est une tumeur… Mais il y a une bonne nouvelle : on peut opérer (ce qui n’est pas toujours le cas).

On a dû refaire une batterie de tests sur deux jours à l’hôpital afin de voir si mon corps pourrait supporter l’opération.

Ils font une biopsie de la tumeur et là, les médecins confirment : c’est cancéreux.

Il y avait de la place dès le vendredi suivant pour l’opération, il ne fallait pas traîner. Nous sommes début mars 2015.

L’opération s’est très bien passée. Les médecins ont ensuite analysé la tumeur et là, ils m’annoncent qu’il faut faire de la chimio. Je suis encore restée cinq jours à l’hôpital.

Le retour à la maison n’a pas été facile, je prenais beaucoup d’antidouleurs et je ne pouvais pas faire grand-chose.

Thierry
Diagnostiqué en 2014

Diagnostic de Thierry

Début mai 2014, j’ai eu des maux de tête pendant une semaine. Mon entourage me trouvait « bizarre », j’avais du mal à manipuler certains objets, et ma bouche était légèrement engourdie. Enfin, j’ai eu un comportement au volant qui n’a pas rassuré mes passagers ! Je me suis donc rendu aux urgences, j’avais tous les signes avant-coureurs d’un AVC.

Les médecins me font un scan et une IRM. Ils découvrent « quelque chose » dans le lobe supérieur gauche d’un de mes poumons et également une petite boule dans le cerveau. Sur le coup, on pense bien sûr à un cancer du cerveau.

Le week-end passe et je retourne à l’hôpital. Je suis opéré en urgence afin d’enlever et d’analyser la boule située dans mon cerveau.

Résultat : ce n’est pas une tumeur mais une métastase, donc il faut savoir pourquoi elle est là. Je commence des séances de radiothérapie et également deux séries de chimiothérapie sur cinq semaines pour traiter mon poumon.

Fin juin, rendez-vous est pris avec le chirurgien pour enlever la tumeur du poumon. C’est la meilleure solution, et cela augmente mes chances de réponse au traitement. Je suis opéré fin juillet 2014.

Le chirurgien est content, la tumeur ne s’est pas propagée dans le reste du poumon. Aucune métastase n’est décelée dans le reste du corps.

FRANÇOIS
DIAGNOSTIQUÉ EN 2010

Diagnostic de François

J’étais au travail lorsque j’ai toussé une mauvaise régurgitation dans un mouchoir blanc. J’ai patienté jusqu’à ce que les clients s’en aillent pour regarder de plus près : le mouchoir était tout rouge. J’ai tout de suite su que c’était un cancer des poumons. Je ne sais expliquer pour quelle raison, mais j’étais persuadé que c’était ça. J’ai attendu 4 jours pour prévenir mon épouse, je ne voulais pas l’inquiéter.

Nous avons alors pris rendez-vous chez mon médecin traitant. Il a préféré que je passe un scanner en plus de l’IRM afin d’être certain de son diagnostic. Il m’a recommandé un radiologue qui m’a assuré que j’avais « quelque chose de très méchant » pour reprendre ses termes. Heureusement le pneumologue de Strasbourg a dit qu’il avait « bon espoir ».

KATIA
DIAGNOSTIQUÉE EN 2015

Diagnostic de Katia

J’ai un kyste qui a explosé au niveau des ovaires, le médecin pensait qu’il s’agissait de calculs rénaux. Je lui ai dit que j’avais mal au ventre, c’est alors qu’ils m’ont fait passer un scanner et un IRM. Au départ, ce devait juste être un nodule pulmonaire. Puis, entre Noël et le Nouvel An de 2014, je passe un PET Scan, suite à mon opération de la péritonite. Après ces résultats, je me suis faite opérer du poumon. C’est seulement après cette opération que l’on m’a parlé d’une tumeur, et c’est le gynécologue qui m’a appris qu’ils avaient « coupé large ». Je me souviens de cette phrase. Un demi-poumon, c’est ce qu’on appelle une sacrée coupe.

ALEXIA
FILLE DE LIZ DIAGNOSTIQUÉE EN 2015

SA REACTION AU DIAGNOSTIC DE LIZ, SA MAMAN

J’ai tout de suite eu une réaction assez violente… On est en colère. On se demande « pourquoi nous ?» Le mot « cancer » est assez dur. On ne comprend pas ce qu’il se passe, on ne sait pas où l’on va et ce qu’est réellement cette maladie. On sait que le cancer du poumon tue certaines personnes, donc on s’attend toujours au pire… Lorsque la pression redescend, on en discute. On échange avec les médecins sur les traitements. On sait que cela ne va pas être simple, mais que l’on va faire en sorte que ça aille.

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