Famille & Amis

Les proches, famille et amis, peuvent être d’un soutien inestimable pour traverser les épreuves.

Rose
Diagnostiquée en 2011

Famille & Amis

L'annonce de « Mon Aléa de la Vie » a été un moment difficile. Je me suis retrouvée dans une situation où c'est moi qui rassurait mes proches et amis.

Mon fils Hugo était âgé de 10 ans à l'époque, je lui ai expliqué en imageant la situation. La tumeur était un noyau de cerise envahi par des ennemis qui voulaient le détruire mais lui était bien armé pour lutter contre l'envahisseur. Il a été très fort. Aujourd’hui lorsque nous en parlons, c'est toujours très difficile de lui annoncer la progression. Il est fragile émotionnellement mais je pense qu'il me fait confiance pour maitriser la bête !

Quant à mon mari, il a un rapport très particulier avec la maladie, il en a extrêmement peur. Autant il s'est démené au début pour me trouver le meilleur chirurgien, la meilleure clinique en Tunisie, autant après il évitait le sujet. Il ne me considère pas comme malade, il agit normalement avec moi, il ne vient jamais avec moi. Parfois je pense qu'il est indifférent, tout comme mon fils, mais je sais que non, car à l'intérieur d'eux ils sont très affectés. C’est peut-être dans leurs comportements que je puise ma force et mon énergie.

Notre vie de couple a connu des hauts et des bas car « mon Aléa de la vie » s'est installé, même bien incrusté, dans notre foyer. La libido diminue au fil des traitements. Il faut dialoguer avec son compagnon, trouver des petites astuces, sinon le couple peut très vite partir à la dérive. Je sais que c'est difficile aussi pour les accompagnants et que ce n’est pas tous les jours roses.

Pour mes proches, cela m'a rapproché de mes frères et soeurs. On se voit beaucoup plus souvent qu’avant ! Ils croient en moi, je le sais. Mes parents ne sont plus là mais je sais qu'ils seraient fiers de moi !

Mes amis ont été forts. Personne ne s'est écarté de moi. Ils sont positifs car je suis positive. De toute façon je ne supporte pas le pessimisme, donc ça serait moi qui les écarterais de ma vie. Je sais qu'ils sont là et que je peux compter sur eux et je ne les remercierai jamais assez.

Amélie
Diagnostiquée en 2010

Famille & Amis

J’ai discuté de la maladie en premier avec ma mère. J’avais du mal à lui en parler car elle habite en Martinique et j’habite à Paris. Je lui ai annoncé en minimisant la chose par téléphone. Malgré tout, elle était très inquiète. Elle a annoncé la nouvelle à toute la famille.

Tout le monde m’a ensuite téléphoné pour me parler et me remonter le moral. Ils ne comprenaient pas pourquoi je ne leurs avais pas dit moi-même. Personnellement, je trouvais cela compliqué à annoncer. C’est un cancer, ce n’est pas une grippe !

Pour résumer la situation avec mes proches, on peut dire que ma maladie m’a rapproché de ma famille et notamment de ma soeur. Les amis se sont également rapprochés de moi, ils ne m’ont pas laissé seule.

Retour en haut