Gestion De La Maladie

Charlotte
DIAGNOSTIQUÉE EN 2013

Gestion de la maladie

J’ai dû me faire à l’idée du mot cancer. Le médecin qui avait opéré mon occlusion essayait de me préparer psychologiquement tous les jours pendant mon hospitalisation. Il n’affirmait pas que c’était un cancer, car on n’avait pas encore les résultats, en revanche il me disait que c’était peut-être ça.

Isabelle
DIAGNOSTIQUÉE EN 2012

Gestion de la maladie

Trois semaines après l’annonce du diagnostic, je devais commencer la chimiothérapie. Après celle-ci, en rentrant chez moi, j’étais fatiguée et je restais souvent au lit. Deux ou trois jours après, j’ai commencé à me lever et c’est là que j’ai découvert quelques cheveux dans le lit. Puis au fur et à mesure, en marchant, je voyais des touffes cheveux tomber par terre… Et là vous vous dites que la chimio marche ! Oui parce qu’on a toujours espoir de ne pas les perdre. Même si on le sait et que l’on est prévenu, on espère toujours. J’ai appelé ma belle-sœur, qui est venue, et qui m’a tout rasé…

OLY
DIAGNOSTIQUÉE EN 2016

Gestion de la maladie

Ça faisait un peu moins d’un an que j’avais changé d’entreprise. Je suis restée 4-5 mois juste avec les indemnités sociales. Ça m’a bien servi, car à cause du changement d’entreprise, je ne touchais pas mon salaire.

Mais avec mon conjoint, nos revenus étant suffisamment corrects, ça n’a pas trop impacté notre mode de vie.

Natacha
Diagnostiquée en 2012

Gestion de la maladie

Toute ma maladie, je ne la réalise pas. J’ai l’impression d’être spectatrice de mon cancer. Depuis que je suis tombée malade, ma manière de penser a changé.

Maintenant, je m’écoute, j’écoute mon corps. Ce que je ne faisais pas avant. La maladie m’a beaucoup apporté. J’ai vraiment appris à relativiser.

À l’hôpital, je me suis laissée porter par les médecins. Je me suis sentie en confiance avec eux. J’étais un vrai petit « soldat ». J’ai bien géré la maladie, je pense. Les deux autres rechutes ont été plus compliquées. J’avais du mal à l’accepter.

Je pensais souffrir de la perte de mes cheveux mais en fait pas du tout. Quand j’ai été voir ma coiffeuse pour tout raser, j’étais soulagée. Là où j’ai pris une « claque », c’est quand j’ai perdu mes cils.

Clémence
Fille de patiente, diagnostiquée en 2012

Gestion de la maladie

Ma mère gère la maladie de façon assez forte avec des fluctuations en fonction des périodes. Le début a été très compliqué. Les traitements étaient durs, elle a fait une réaction allergique au produit qu’on lui injectait dans ses chimiothérapies. Physiquement, cela a été dur. Psychologiquement, elle l’a plutôt bien vécu. Elle dit aujourd’hui que le cancer a été un déclic dans sa vie et une renaissance pour elle. Je l’ai vécu de façon assez négative au départ. J’étais très jeune et je pensais que ma mère allait mourir d’un cancer. J’ai vu le « noir » tout de suite, mais après, j’ai été rassurée par ma mère et les professionnels de santé. J’ai vu ses progrès et faire ses pas en avant. Avec le temps, ça va beaucoup mieux.

Laura
Diagnostiquée en 2016

Gestion de la maladie

J’ai d’abord fait quatre cures de chimiothérapie. Puis une opération pour retirer les ovaires, l’utérus et même des choses qui n’étaient pas atteintes mais auxquelles le cancer pouvait s’accrocher. Ensuite j’ai eu à nouveau trois cures. Puis des traitements d’entretien. La dernière est fin avril 2018 donc j’arrive à la fin des traitements.

En fait pendant les traitements lourds, on n’a pas le choix, On est dans la combativité. Ensuite, quand on est dans des traitements plus légers, on va mieux physiquement mais c’est là qu’on a des répercussions psychologiques. 90% du temps je vais bien maintenant mais il y a toujours des moments de creux.

Il y a sinon beaucoup de répercussions physiques. Quand on vous enlève la possibilité à 27 ans d’avoir des enfants, forcément c’est compliqué à gérer, compliqué à vivre. Il y a aussi les cicatrices, les vomissements et bien sûr la chimiothérapie avec des effets indésirables. La perte des cheveux est très traumatisante. Plus que la perte de mes cheveux, cela a été la perte de mes sourcils et de mes cils. C’est compliqué à vivre, on ne se reconnaît plus dans le miroir. Mais j’ai voulu prendre le devant sur la maladie en les coupant avant qu’ils ne tombent. A vrai dire, c’est mon frère qui est venu et qui m’a rasé la tête. Et on en a rigolé d’ailleurs ! On a fait d’un mauvais moment un très bon moment finalement parce qu’il m’a rasé la tête uniquement sur les côtés et j’avais une énorme crête qui était ridicule. On a pris des photos et on a fait passer ça sous le coup de l’humour comme on fait toujours dans cette famille finalement… c’est ça qui aide beaucoup.

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