Mélissa

Diagnostiquée en 2017

Mélissa a 24 ans et elle est étudiante en Lettres à Strasbourg. En 2017, on lui a diagnostiqué un cancer de l'ovaire de bas grade. On lui a annoncé la nouvelle sur son lit d'hôpital après une intervention chirurgicale en urgence. Aujourd’hui elle est déterminée à passer le CAPES et d’enseigner.

FAMILLE & AMIS

Je suis issue d'une grande famille d'origine kurde. Mes soeurs, mes oncles et mes tantes sont très présents. Mon compagnon est un soutien fort. Être entourée dans ces moments terribles, c'est la clef pour garder le moral.

GESTION DE LA MALADIE

J'ai enchaîné plusieurs chimiothérapies, quatre opérations, et aujourd'hui je suis sous hormonothérapie à vie. En juin 2019, j'ai récidivé. D'abord abattue, j'ai ensuite trouvé la force de me battre grâce à mes proches et à des projets qui me tiennent à coeur.

Dès que j'en ai l'occasion, je fais de la prévention auprès des femmes que je rencontre : la palpation des seins une fois par mois et un rendez-vous chez un gynécologue une fois par an, ça sauve des vies ! Il faut lutter contre les tabous dès qu'il est question des parties intimes de la femme.

SANTÉ & ALIMENTATION

Mon alimentation a beaucoup changé : moins de sucre et davantage d'aliments bio. Mon compagnon est cuisinier, il me prépare des plats sains et équilibrés. Aujourd'hui, j'ai prends un réel plaisir à me maquiller et à me coiffer. Me faire belle m'empêche certains jours de me laisser aller à la déprime.

VIE PROFESSIONNELLE & FINANCES

Je suis étudiante, non boursière. À cause du cancer et de la fatigue engendrée par les traitements, je n'ai pas d'emploi alimentaire alors mes proches m'aident financièrement. Même ma voisine m'a donné de l'argent ! La maladie coûte cher en soins notamment pour lutter contre les effets secondaires.

ET DEMAIN ?

Ces trois dernières années, j'ai enchaîné les voyages, parfois avant une opération importante pour me donner du courage, et je ne compte pas m'arrêter là ! J'ai repris les études, mais sans pression pour ne pas ajouter du stress dans ma vie. Mon objectif : passer le CAPES et enseigner. Mes cours m'aident à m'isoler de la maladie, tant et si bien que souvent j'y pense uniquement quand je dois prendre mes médicaments. Je vois le cancer comme un « moteur malheureux » qui me pousse à entreprendre.

Prenez soin de vous et soyez à l'écoute de votre corps !

Retour en haut