Natacha

Diagnostiquée en 2012

Natacha a 39 ans. Elle est originaire de Metz et maman d’un fils de 16 ans. Atteinte d’un cancer de l’ovaire, elle a décidé de créer une association qui s’appelle « Ovarior » en 2014 pour venir en aide aux malades du cancer de l’ovaire.

LE DIAGNOSTIC DE NATACHA

Un jour, je suis allée en consultation oncogénétique. Il était judicieux que je me fasse surveiller des suites du cancer de l’ovaire de ma maman. J’avais le choix de le faire ou pas car on a beaucoup de cas de cancer dans la famille. J’ai donc décidé de passer à l’action.

En plus de cela, j’avais des douleurs depuis plusieurs mois, mon gynécologue et moi-même ne trouvions rien. J’ai donc fait des examens complémentaires et un beau jour, je suis revenue en urgence chez mon gynécologue, il s’est avéré que j’avais deux kystes sur les ovaires. On a fait des prélèvements et un mois plus tard, après l’annonce des résultats, c’était bien un cancer de l’ovaire.

Pour moi je n’avais pas de cancer. Nous entendons mais nous avons tendance à occulter tout de suite.

J’ai donc choisi d’aller à l’hôpital de Nancy. J’ai pris le premier chirurgien de disponible. Vingt jours après, on m’a opéré. Le chirurgien m’a tout enlevé. Avec la péridurale, je n’avais plus de douleurs, j’étais tellement soulagée. Je suis restée 15 jours à l’hôpital. Au bout d’une semaine, je me maquillais, je me parfumais ! Je suis rentrée ensuite à la maison et je suis partie en vacances. Quand je suis rentrée début septembre, c’est à l’hôpital de Nancy que ma prise en charge s’est poursuivie.

FAMILLE & AMIS

Ma maman et ma tante ont également eu un cancer des ovaires. Quand j’ai appris la nouvelle, je l’ai annoncé le jour même à mon fils. Je lui ai expliqué mon parcours et il fallait que je lui dise que j’avais la même maladie que sa grand-mère. Il a été fort ! Je lui ai aussi dit ce que j’attendais de lui, notamment de « croquer la vie à pleines dents. »

GESTION DE LA MALADIE

Toute ma maladie, je ne la réalise pas. J’ai l’impression d’être spectatrice de mon cancer. Depuis que je suis tombée malade, ma manière de penser a changé.

Maintenant, je m’écoute, j’écoute mon corps. Ce que je ne faisais pas avant. La maladie m’a beaucoup apporté. J’ai vraiment appris à relativiser.

À l’hôpital, je me suis laissée porter par les médecins. Je me suis sentie en confiance avec eux. J’étais un vrai petit « soldat ». J’ai bien géré la maladie, je pense. Les deux autres rechutes ont été plus compliquées. J’avais du mal à l’accepter.

Je pensais souffrir de la perte de mes cheveux mais en fait pas du tout. Quand j’ai été voir ma coiffeuse pour tout raser, j’étais soulagée. Là où j’ai pris une « claque », c’est quand j’ai perdu mes cils.

SANTÉ & ALIMENTATION

J’ai un travail à faire sur mon alimentation ! Je suis devenue fainéante avec la cuisine. On n’a pas les mêmes goûts avec mon fils. Souvent, on se fait livrer. C’est sympa.

VIE PROFESSIONNELLE & FINANCES

Je ne travaillais pas quand je suis tombée malade. Je m’occupais de mon fils.

C’est durant la maladie, grâce aux rencontres au sein de mon association, que j’ai commencé à faire de la vente à domicile de bougie. Cela a été une passion tout de suite. En plus, ça m’a permis de rencontrer du monde. J’ai atteint des chiffres raisonnables. J’ai repris confiance en moi, ça m’a permis de garder la tête hors de l’eau. J’aimerais aujourd’hui évoluer au sein de ce travail.

ET DEMAIN ?

Je suis une Warrior. Il ne faut rien lâcher d’où le nom de l’association « Ovarior ».

Je l’ai créé en 2014 suite à un « délire » avec des amis. Nous nous retrouvions après les traitements pour reverser les fonds à l’hôpital où j’ai été soignée. C’était ma façon de les remercier.

Le but de cette association est de collecter des fonds mais pas que… Je veux dénoncer ce cas de cancer. Je veux que ça bouge. Je veux que les jeunes filles prennent conscience qu’elles ont des ovaires. Ce cancer, on le détecte souvent trop tard. Je veux éviter aux jeunes femmes de passer par là où je suis passée. « Ovarior » est ma révolution.

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