Et Demain ?

Liz
Diagnostiquée en 2015

Et demain pour Liz ?

Depuis l’opération je suis essoufflée et très fatiguée mais sinon ça va !

J’ai eu une baisse de moral quand tout a été fini. Finalement, quand les médecins ne sont plus là, ça fait peur.

Je me sens plus fragile de toute façon, on se dit que ça n’arrive pas toujours qu’aux autres.

J’ai vécu des moments difficiles, que je n’espère pas revivre. Les traitements sont durs à supporter...

Je veux profiter des petites choses de la vie, avoir des petits-enfants peut-être !

J’apprécie les instants simples. Aujourd’hui, on s’énerve pour des conneries, ça veut dire que les choses futiles reviennent. C’est ça la réalité, la vraie vie. Même si c’est différent qu’avant la maladie : le soir, je suis fatiguée, quand je fais les magasins, au bout d’une demi-heure, je suis fatiguée.

Mon sommeil a changé aussi, je m’endors bien mais je suis très souvent réveillée vers 4 heures du matin. Je vais peut-être tester les médecines douces. Parce qu’aujourd’hui, je ne veux plus voir de médicaments !

Cette année était comme irréelle, on ne peut jamais être préparé à vivre ça.

Maintenant, dès qu’on peut, on bouge : Bruxelles, Toulouse, Normandie. Je veux passer du temps avec les gens que j’aime. Il faut profiter !

Thierry
Diagnostiqué en 2014

Et demain pour Thierry ?

Je suis plutôt confiant en l’avenir. Je sais que j’ai eu beaucoup de chance, j’ai remonté la pente. Vu mon état quand j’ai été opéré, la question était surtout : « Combien de jours me reste-t-il à vivre ? ».

Heureusement, on m’a aidé à trouver les bonnes armes pour me battre et empêcher ce cancer de gagner. Je sais aujourd’hui que si je n’avais pas consulté à temps, il ne me restait probablement que 4 jours à vivre.

Aujourd’hui, j’en profite pour aider les gens autour de moi, passer du temps avec ma famille. Cette expérience m’a donné confiance en la médecine.

FRANÇOIS
DIAGNOSTIQUÉ EN 2010

Et demain pour François ?

Je n’ai plus toujours les mêmes valeurs, je relativise beaucoup plus, je suis presque devenu laxiste ! Je ne pense plus à ma maladie, ce n’est pas une obsession chez moi. Je pense plus à ce qui ne fonctionne pas maintenant : les jambes, le bras, ...

Après le cancer, on est parti en croisière en Méditerranée et en Finlande. Françoise est souvent sur l’ordinateur à chercher notre prochaine destination. J’aime aussi beaucoup l’Autriche, ses valeurs : je me sens bien avec la nature et les odeurs là-bas. J’aime où je vis : on a la Forêt-Noire et les Vosges juste à côté de chez nous.

Katia
DIAGNOSTIQUÉE EN 2015

Et demain pour Katia ?

Je ne sais pas si je suis tirée d’affaire mais je ne vis pas avec la peur. Je me dis que le cancer, c’est le mal du siècle.

Alexia, fille de Liz
Fille de Liz DIAGNOSTIQUÉE EN 2015

Et demain pour Alexia ?

On en parle très peu en famille, car j’ai envie de laisser cette période derrière moi. Aujourd’hui tout va bien, ma mère est en rémission complète de son cancer et ce n’est pas quelque chose qui m’aide de ressasser ces souvenirs. Quand le sujet se présente, je n’ai pas de soucis à l’aborder, je vais écouter, mais je ne vais pas forcément y participer.

Cet événement m’a énormément fait mûrir et m’a permis de voir la vie différemment. C’est une épreuve difficile qui nous renforce finalement. On se remet en question d’une certaine façon : je me suis remise au sport et je fais attention à ce que je mange, mais je n’ai pas non plus envie d’en faire une psychose et de manger, penser, dormir cancer… Ça n’aide pas non plus !

Jacques, mari de Liz
Mari de Liz DIAGNOSTIQUÉE EN 2015

Et demain pour Jacques ?

Et vous, cela vous a changé aussi ?

Une chose commune a changé pour nous deux : on n’a plus envie de se prendre la tête ! On veut faire ce que l’on veut, et non ce qu’on nous impose. C’est pourquoi on part sur la création d’entreprise : moi dans l’ouverture d’une épicerie, et elle, dans des cours d’anglais. « No stress » !

Je pense qu’une bonne part de la guérison tient dans le fait d’être zen et bien dans sa tête, et surtout vivre sans stress.


Quel conseil pourriez-vous donner pour un conjoint qui accompagne sa femme malade?

Gardez espoir ! On a tous une part de chance.

Être dans une optique positive : ça fait du bien à tout le monde et ça aide à la guérison.

Accompagner la personne si possible 24/24, être là, ça fait la différence.

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