Famille & Amis

Liz
Diagnostiquée en 2015

FAMILLE & AMIS

Mon mari a été super, il a tout géré ! Il m’accompagnait quasiment tout le temps aux séances de chimiothérapie.

D’ailleurs, au bout d’un moment, il a fait un « burn-out ». Il faut dire que son père aussi était malade, ça faisait beaucoup.

Il a même arrêté de travailler pendant 6 mois. On a eu de la chance, ils ont été très compréhensifs à son travail.

Cette épreuve n’a pas été facile à avaler bien sûr, on a beaucoup pleuré. Mais il y a aussi des moments où on a rigolé ! Il faut bien parce que c’était tellement triste de toute façon !

Ça nous a renforcés, il a tellement été là pour moi. C ‘était beau. Je n’oublierai jamais. Je sais que c’était dur pour lui aussi. Il a eu besoin d’un moment de répit.

Mes filles essaient d’oublier. Elles ont eu peur mais elles ont repris le dessus. Il faut tourner la page, c’est important.

Il y a des amis qui sont comme gênés, ils ne savent pas quoi dire donc ils n’appellent pas. Il y en a d’autres qui sont plus à l’aise, qui voulaient souvent passer me voir.

Mes collègues ont tous eu un mot sympa pour moi.

Cette maladie a tout changé. C’est ma deuxième vie maintenant ! Tout est différent. La maladie grave, c’est vraiment un autre monde.

Thierry
Diagnostiqué en 2014

FAMILLE & AMIS

Ma famille a été très marquée. C’était l’incompréhension. Il faut dire que beaucoup de nos proches ont été touchés par le cancer, mon beau-frère, ma belle-sœur, mon oncle et mon épouse, qui a eu un cancer de l’œsophage. Heureusement, nous sommes soudés et nos amis sont toujours présents. Ils continuent de prendre des nouvelles. Certains, également touchés par cette maladie, nous demandent quelques conseils. En tout cas, je sais que ma famille est fière de moi, de ne pas avoir baissé les bras, de m’être battu pour ma femme et pour moi.

Le plus dur est derrière nous je pense. Les contrôles sont nombreux aujourd’hui, on vit avec, il y a toujours une peur, mais on est là !

François
Diagnostiqué en 2010

FAMILLE & AMIS

Ma famille a été très présente, mais quand on est malade, on pense déjà à sa pomme ! Je sentais bien qu’ils étaient inquiets mais ils ne me l’ont pas fait sentir, peut-être pour me préserver.

J’ai continué à voir mes copains, à sortir.

La maladie a resserré nos liens avec mon épouse, si je ne l’avais pas eue, je ne m’en serais pas aussi bien sorti : elle m’a donné de l’énergie. Je me souviens d’une fois dans la voiture où je me suis mis à pleurer. Si ma femme n’avait pas été là pour me rassurer, je ne sais pas si j’aurais eu la force nécessaire pour continuer.

Katia
DIAGNOSTIQUÉE EN 2015

FAMILLE & AMIS

Ma soeur, je l’ai vue samedi soir. Une fois par semaine, j’ai des nouvelles de ma mère, on se voit ou on s’appelle. Depuis que ma fille est partie vivre à l’étranger avec son mari, je la vois tous les jours sur Skype, au moins une heure.

Alexia, fille de Liz
Fille de Liz DIAGNOSTIQUÉE EN 2015

FAMILLE & AMIS

Aux premiers abords, j’étais plutôt renfermée. Je pense que tant que l’on n’a pas toutes les réponses à nos questions, on ne peut pas s’exprimer. On n’a pas le droit aux mensonges, ni de se tromper sur ce genre de questions.

On se pose des questions… Honnêtement, on se dit qu’on doit être là, que l’on a envie d’y être, mais c’est vrai qu’on ne sait pas sur le moment si on l’est réellement. On ne se rend compte qu’après coup qu’on l’a été… De voir ma mère entourée comme ça a été le cas, je suis sûre que ça l’a aidée dans les moments difficiles de la chimio.

Avec le recul, je n’ai plus de mal à en parler, cela fait partie de nous, c’est quelque chose que l’on a vécu et qui change complètement une personne.

Je pense qu’il faut rester positif, d’où l’importance d’être entouré.

Françoise
Femme de François DIAGNOSTIQUÉ EN 2010

FAMILLE & AMIS

Je voulais rester positive et donc, en parler le moins possible. J’en ai principalement parlé à ma sœur. J’ai de la ressource en moi, l’amour que l’on se porte avec François m’a donné cette énergie, il a été un guide pour surmonter cette maladie.

J’étais de toutes mes forces dans la bataille.

J’ai des ressources et je les lui ai transmises. Par exemple, je me mettais contre lui et je lui disais : « tu sens mon énergie passer de mon corps au tien ? ».


Jacques
MARI DE LIZ DIAGNOSTIQUÉE EN 2015

FAMILLE & AMIS

Vingt-cinq ans que je suis avec Liz et je n’imaginais pas la force qu’avait ma femme. Je pense que je n’aurai pas réussi à supporter le quart de ce qu’elle a enduré ! C’est une femme en or.

La maladie l’a aussi changée. Par exemple, avant, elle était très diplomate, très patiente… là maintenant, si elle a envie de dire « merde ! » elle le dit ! Elle s’affirme un peu plus. Comme elle le dit si bien : « je démarre ma deuxième vie, je n’ai plus envie de me prendre la tête avec quoique ce soit ! » Je me dis que ce n’est pas plus mal qu’elle soit comme ça, au contraire !


Cécile
Diagnostiquée en 2016

FAMILLE & AMIS

J’ai été franche quand j’ai annoncé le diagnostic à ma famille. Cela a pu être un peu violent. Mon mari a été atteint, mais il a donné le change, il ne m’a pas montré sa tristesse, il a voulu me protéger. Mon fils et ma fille aussi ont été optimistes. Ma fille – qui est infirmière aussi - m’a dit « Des gens qui ont eu un cancer, j’en soigne tous les jours, ils sont toujours vivants. Tu vas te battre et tu vas gagner ! ». Mon fils aussi m’a soutenue. Tout mon entourage a été formidable. Cela m’a fait le plus grand bien.

Quand on m’a proposé de rentrer dans un essai clinique, le médecin m’a laissée quelques jours de réflexion. Je suis revenue chez moi, j’en ai parlé avec mon mari, ma sœur, mes enfants. Mais, perdu pour perdu, j’ai voulu tenter ma chance !


Agnès
Diagnostiquée en 2016

FAMILLE & AMIS

Tout d’abord, je conseille à toutes les femmes d’épouser mon mari. Depuis le début, il a tellement le moral : il m’a toujours poussé vers l’avant, dans la bonne humeur.

Bien sûr, quand j’ai dû annoncer à ma famille que j’avais un cancer, c’était très difficile.

Ma fille aînée était dans la salle d’attente le jour même alors ça a été plus simple, mais j’ai de la famille qui habite à Paris et j’ai dû leur annoncer au téléphone… ça a été vraiment dur.

Tout le monde a énormément pleuré et moi aussi. Mais on s’en est vite remis.

Ma famille a su tout de suite que la meilleure façon de m’épauler c’était de ne pas pleurer trop longtemps sur mon sort.

Pour les amis, ça a été un peu différent. Il faut savoir que certaines personnes ont peur du cancer, ils ont peur de faire face à la maladie et possiblement, à la mort. Alors certains amis m’ont fuie, comme si j’étais contagieuse. Mais quand on a un cancer, on se remet plus facilement de ce genre de chose, on apprend à relativiser.


Jode
son mari a été diagnostiqué en 2010

FAMILLE & AMIS

Pendant sa première année de traitement, nous n'avons reçu aucune visite car mon mari était alité et ne voulait voir personne. J'ai même arrêté de répondre à la porte. Nous avons vécu une existence solitaire. Au bout d'un an, nous avons repris une vie un peu plus normale, mais peu de ses amis savaient qu'il avait un cancer car il avait voulu garder son état privé. En dehors de notre cercle d'amis existant, nous nous sommes liés d'amitié avec des personnes pendant les séances de chimio. J'essayais de remonter le moral aux gens, de créer une bonne ambiance pour que nous ne soyons pas seulement assis à attendre. Je pense qu'il est important, en tant qu'aidant ou aidante, de transmettre une attitude positive autour de soi.


Retour en haut