Vie Professionnelle & Finances

Liz
Diagnostiquée en 2015

VIE PROFESSIONNELLE & FINANCES

Je suis assistante administrative. Je suis en arrêt maladie depuis l’opération pour retirer la tumeur.

Je travaille dans la même entreprise depuis 17 ans. Mais maintenant j’ai envie de changement, je veux faire les choses à mon rythme.

J’ai envie de prendre mon temps désormais.

Je pense que je vais faire une formation pour donner des cours d’anglais. Professionnellement, j’ai envie de tourner la page, de commencer autre chose.

J’ai envie de pouvoir gérer mon emploi du temps.

Côté finances, j’ai eu de la chance, ma « prévoyance » a tout pris en charge. Heureusement d’ailleurs, parce que quand on voit le prix d’un scanner, d’une chimio… ça fait peur !

Que tout soit pris en charge financièrement parlant ça aide aussi à ne pas avoir de souci, à avoir l’esprit tranquille.

Thierry
Diagnostiqué en 2014

VIE PROFESSIONNELLE & FINANCES

Après l’opération, nous sommes tombés d’accord avec mon employeur pour un mi-temps thérapeutique, que j’ai commencé en mai 2015. Mais peu de temps après, j’ai fait une crise d’épilepsie. Depuis, je suis surveillé de près et de nouveau en arrêt de travail. Je ne pense pas que je retravaillerai à temps complet un jour. De toute façon, d’autres personnes ont besoin de travailler, et moi j’ai envie de profiter un peu de la vie après tout ce qui m’est arrivé. Désormais, je vis ma vie et essaie d’éviter les tracas du quotidien.

Je passe beaucoup de temps auprès de malades, sans bien sûr remplacer les médecins ! Mais j’essaie de leur donner du courage en racontant mon expérience. Je me sens utile. Je passe également du temps avec mes proches.

Financièrement, j’ai heureusement une bonne assurance santé qui a pris le relai. Sans elle, je n’aurais jamais pu me payer les soins nécessaires à ma guérison. Nous aurions sûrement dû vendre la maison, ça aurait été très dur. Alors oui, bien sûr, je gagne moins d’argent qu’avant, mais je fais attention, un euro c’est un euro. Nous essayons de trouver le juste équilibre pour ne pas faire de dépense inutile, et en même temps essayer d’en profiter. D’ailleurs, c’est un sujet que j’aborde très souvent avec mes proches, je leur dis tout le temps de bien prendre leurs précautions, on ne sait jamais ce qui peut arriver.

FRANÇOIS
DIAGNOSTIQUÉ EN 2010

VIE PROFESSIONNELLE & FINANCES

J’ai commencé comme mécanicien automobile jusqu’à ce que je rejoigne mon épouse au magasin : on y vendait des piles et de l’éclairage en gros. J’ai toujours eu la fibre commerciale. Jusqu’au moment où j’ai eu mon premier infarctus, j’avais alors 42 ans. Je me donnais tellement, j’ai vendu l’entreprise. Après ça, j’ai été animateur là où on avait besoin de moi. Au supermarché, j’étais chargé de vendre des bières, j’ai aussi vendu des pastèques et des cornichons. Je suis capable de vendre à peu près tout, même des machines à laver !

Après la fin des traitements, j’ai rapidement souhaité retravailler : ça nous donne de la dignité de se lever pour faire quelque chose, autre que de s’occuper de nous. J’ai alors été vendeur dans un magasin de bricolage pendant 6 mois mais j’ai arrêté rapidement car les conditions n’étaient pas bonnes. J’ai malgré tout souhaité faire un nouvel essai dans un autre magasin mais cette fois-ci, c’est le médecin du travail qui m’a ordonné d’arrêter de travailler. Savez-vous ce qu’il a écrit au dos de ma feuille de soin ? « Arrêt urgent, danger », le tout en grosses lettres.

Une fois les soins terminés, on a complètement été délaissés par les aides sociales. On a vécu ce manque de soutien de manière assez brutale. On s’est tourné vers la Ligue contre le cancer afin de s’entretenir avec un psychologue qui m’a dit que j’avais « de la lumière dans les yeux » : je n’avais alors, selon lui, nullement besoin d’aide.

Concrètement, la Caisse Primaire d’Assurance Maladie a supprimé mes indemnités journalières. On n’avait alors plus de sécurité sociale, il fallait pourtant bien que l’on touche quelque chose. On s’est tournés vers une assistante sociale de la Mairie : c’est elle qui a mis en place un revenu de pension d’invalidité.

Il y a quelques mois, j’ai acheté une petite maison dans laquelle j’ai fait construire plusieurs appartements. Je les ai mis à la location et les revenus nous permettent de partir en vacances.

KATIA
DIAGNOSTIQUÉE EN 2015

VIE PROFESSIONNELLE & FINANCES

J’ai été licenciée en 2013 pour raisons économiques, j’étais cuisinière depuis 22 ans. Je préparais les menus, réceptionnais les commandes, faisais la cuisine.

Depuis l’opération, j’ai été redirigée chez Cap Emploi. Désormais, je travaille juste à côté de chez moi à temps partiel le matin dans des cuisines avec des handicapés. L’ambiance est bonne, on rigole bien parfois.

Grâce à mon salaire et à ma pension d’invalidité, j’arrive à subvenir à mes besoins. Désormais, je suis sous le régime de l’ALD (Affection Longue Durée) qui me permet de recevoir des indemnités journalières. Et puis, j’ai arrêté de fumer au moment de mon opération : on se rend compte que l’on dépense beaucoup moins d’argent.

Françoise
Femme de François DIAGNOSTIQUÉ EN 2010

VIE PROFESSIONNELLE & FINANCES

Qu’est-ce qui a été le plus délicat à gérer ?

Sans hésitation, c’est l’attente du début.

Par rapport à mon travail, j’ai eu des collègues exceptionnels et compréhensifs. La hiérarchie me laissait des congés pour aller voir François tous les après-midis quand il était hospitalisé.

Tous les ans, il y a des contrôles à l’hôpital et on passe un scanner et un IRM. A chaque fois, on y retourne la peur au ventre.

Jacques
MARI DE LIZ DIAGNOSTIQUÉE EN 2015

VIE PROFESSIONNELLE & FINANCES

Après le diagnostic, j’ai pensé au travail, en me demandant comment j’allais pouvoir l’accompagner dans cette épreuve et m’occuper de la logistique de la maison. C’était ma priorité : trouver une solution pour être disponible pour elle tout le temps. Ça m’a permis de moins me focaliser sur cette lourde annonce et de m’occuper l’esprit : suivre les enfants, faire à manger, faire les courses, etc.

« Il faut s’organiser. C’est le maître mot. »

Retour en haut