Fanny

Diagnostiquée en 2016

En septembre 2016, Fanny est diagnostiquée d’un cancer du poumon. Infirmière depuis peu, elle est contrainte d’arrêter son activité pour se consacrer à son traitement. Afin de surmonter cette épreuve, Fanny se rapproche de ses amis et de sa famille et revoit ses priorités. Elle profite de la vie, et essaie de se faire plaisir un maximum !

Le diagnostic de Fanny

J’ai été diagnostiquée en septembre 2016. En mai 2016, j’avais une petite toux qui me gênait. J’ai ensuite validé mon diplôme avant de partir en vacances. À mon retour de vacances, je devais prendre un poste d’infirmière à l’hôpital au mois de décembre. J’ai passé la radio de contrôle préalable à l’embauche, et là, on a découvert une tache sur mon poumon droit. Suite à cela, on m’a fait passer un scanner, et là, on a vu que j’avais également une péricardite, un problème autour du cœur. Alors, je suis rentrée en urgence à l’hôpital. J’ai rencontré un pneumologue qui m’a fait une biopsie et j’ai attendu les résultats pour avoir, enfin, le diagnostic final.

Quand j’ai su que j’étais atteinte d’un cancer du poumon, tout s’est effondré autour de moi. J’étais avec une amie. Je n’ai pas pleuré en revanche, j’ai du mal à pleurer, mais j’ai eu très peur. Ce qui m’a le plus gêné, c’est de savoir comment j’allais l’annoncer à mes parents.

Famille & Amis

Mes parents sont séparés, j’ai donc pris la décision d’appeler ma mère en premier. Ensuite, j’ai contacté mon père. Ils n’y croyaient pas. Mon frère et ma belle-sœur se sont également effondrés au moment de l’annonce. Personne n’y croyait, je n’y croyais pas moi-même.

Avec mes amis, je l’ai dit tout de suite. J’assiste à des groupes de parole, et du coup, je suis très entourée. Je l’ai dit très rapidement pour ne pas vivre ça toute seule.

La maladie a changé la relation avec mes proches. Il y a des gens qui se sont écartés de moi, ils avaient sûrement peur de me voir malade. Je me suis également éloignée de certaines personnes car je voyais de la pitié dans leurs yeux, ça ne m’aidait pas, ça me reflétait trop ma maladie.

GESTION DE LA MALADIE

J’ai arrêté de travailler, c’est un choix personnel. Je me suis réinscrite au sport. Je n’ai pas de symptômes donc j’arrive à respirer normalement, et de ce fait je peux pratiquer du sport doux tel que le yoga et le pilate. Je fais également de la méditation, de la sophrologie et pour finir, je pratique une danse. La danse, c’est vraiment mon échappatoire !

Je ne reste pas seule. J’ai rencontré des personnes qui avaient un cancer au stage de méditation de l’hôpital où je suis soignée. Ça m’a donné beaucoup d’espoir de leur parler en revanche, je n’ai pas rencontré de femmes de mon âge qui sont touchées par le cancer du poumon.

SANTE & ALIMENTATION

On m’a suggéré de fractionner mes repas. Je mange, donc, plusieurs fois par jour. Ce n’est pas facile de faire comprendre ça à son entourage quand on n’est plus dans l’optique de trois repas par jour.

VIE PROFESSIONNELLE & FINANCES

J’ai fait des études d’infirmière pour pouvoir m’occuper des gens, et là je suis obligée de m’occuper de moi. J’ai fait le choix d’arrêter de travailler. Au niveau financier, j’ai sollicité l’assistante sociale. Je touche l’allocation adulte handicapée. J’ai mes parents qui m’aident également et j’ai cassé un plan épargne logement pour pouvoir en profiter.

Rester chez moi, c’est compliqué, donc j’essaie de me faire plaisir un maximum. Pour m’occuper, je vais au sport régulièrement. Je fais de la danse. Je vais au cinéma avec des amis et j’ai créé un blog de couture. Je fais des sacs et des bijoux. Je me suis également inscrite à une association de bénévolat et je souhaite m’inscrire à une autre association qui s’occupe des animaux.

ET DEMAIN ?

Mes projets d’avenir sont de voyager un maximum. Ça fait un an et demi que je voyage au moins deux fois par an. J’aimerai m’inscrire dans des actions de bénévolat, mais pour le moment, je n’ai pas envie de travailler. C’est un choix personnel. Je n’ai pas plus de projets car en réalité, on suit la maladie, et on fait ses projets après. Ça tourne quand même autour de ça ! Après si le traitement est toujours efficace, je reprendrais le travail, une journée par semaine. Ma priorité, c’est vraiment de profiter de mes proches et de mes amis.

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