Jode

Son mari a été diagnostiqué en 2010

Le conjoint de Jode, avec qui elle est mariée depuis 45 ans, est atteint d'un cancer du poumon non à petites cellules. Afin de lui prodiguer les meilleurs soins possibles, elle estime qu'il est important qu'elle prenne aussi soin d'elle, tant physiquement que mentalement. Pour y parvenir, elle se détend en faisant du jardinage et en passant du temps avec sa famille et ses amis, et elle préconise une attitude positive et optimiste, en essayant, si possible, de la transmettre aux autres. Elle s'efforce de rester active et de poursuivre un mode de vie sain.

Le diagnostic du mari de Jode

Le mari de Jode a reçu le diagnostic de cancer du poumon non à petites cellules en 2010 et on lui avait alors donné 3 à 6 mois à vivre. Il a reçu 33 cycles de chimiothérapie sur un an et est maintenant suivi par un cancérologue et un pneumologue tous les six mois.

Famille & Amis

Pendant sa première année de traitement, nous n'avons reçu aucune visite car mon mari était alité et ne voulait voir personne. J'ai même arrêté de répondre à la porte. Nous avons vécu une existence solitaire. Au bout d'un an, nous avons repris une vie un peu plus normale, mais peu de ses amis savaient qu'il avait un cancer car il avait voulu garder son état privé. En dehors de notre cercle d'amis existant, nous nous sommes liés d'amitié avec des personnes pendant les séances de chimio. J'essayais de remonter le moral aux gens, de créer une bonne ambiance pour que nous ne soyons pas seulement assis à attendre. Je pense qu'il est important, en tant qu'aidant ou aidante, de transmettre une attitude positive autour de soi.

Gestion de la maladie

Notre famille n'a pas vraiment su faire face, c'est pourquoi j'ai décidé de prendre la situation en main immédiatement, et d'assumer la responsabilité d'aidante. J'ai fait beaucoup de recherches en ligne, ce qui m'a affecté de façon négative car les résultats étaient déprimants. Les ressources que j'ai consultées en ligne semblaient être en effet axées sur les pires des cas. C'est pourquoi je conseille de ne pas trop aller chercher d'informations sur le net. J'ai fait des recherches sur tous les médicaments qui lui avaient été prescrits, et je suis devenue capable de comprendre les résultats de ses analyses de sang. Je savais ce qui était efficace et ce qui ne l'était pas.

J'ai également constaté que le fait de garder mon mari de bonne humeur nous a vraiment aidés tous les deux. Et aussi le fait de trouver un centre d'intérêts qui l'égayait, cela réduisait le stress, par exemple une émission de télé ou sortir au grand air. Je me changeais les idées en faisant du jardinage. Quand je jardine, je suis dehors et c'est un vrai plaisir.

Vous avez toujours besoin d'évacuer le stress afin de pouvoir toujours rester positif et de garder le sourire ; même si vous n'êtes pas très en forme, ne montrez jamais le côté négatif des choses.

Santé & Alimentation

La santé mentale est aussi importante que la santé physique. Il est important de bien savoir écouter, et quand mon mari n'a pas envie de parler, je me contente de l'observer pour m'assurer qu'il va bien. Il faut rester positif et transmettre au malade cette positivité. Il est très important de ne pas changer sa routine ni ses habitudes de sommeil. Si le malade ne dort pas suffisamment, d'autres symptômes peuvent apparaître.

Nous faisons beaucoup de sophrologie pour réduire le stress, en faisant des exercices de respiration. La sophrologie aide à se détendre, et c'est quelque chose que tout le monde peut faire. Des séances de sophrologie sont offertes dans les centres de cancérologie. Cela fait du bien et c'est efficace si le malade suit bien les instructions. En plus, mon mari prend beaucoup de compléments alimentaires, de vitamines.

Vie professionnelle & Finances

Nous avons eu de la chance côté financier car nous avions des économies. Ceci dit, beaucoup de médicaments ne sont pas pris en charge par le service de santé, comme les vitamines qui relèvent de la catégorie des médicaments « de confort » ; nous en avons pour environ 100 euros par mois. Il est possible d'obtenir certaines aides mais il faut contacter le service de santé pour savoir lesquelles car elles sont octroyées au cas par cas.

Et demain ?

À l'instar de mon mari, mes enfants n'ont pas bien réagi. Je dois donc continuer à rester positive et à garder le sourire dans l'espoir qu'ils m'imitent. Ne montrez jamais le côté négatif des choses. Il ne faut jamais perdre espoir. Pour moi, c'est comme si je faisais l'ascension d'une montagne, je n'en finis pas de grimper vers le sommet.

J'ai aussi appris qu'il était vraiment important de bien écouter le malade et, s'il ne veut pas parler, de l'observer. N'ayez pas peur d'observer le malade. Il vous donnera des indices sur ce qu'il ressent.

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